Pubblichiamo questo interessante intervento del prof. Marco de Marco presso la Association Information et Management.
Il testo e’ in Francese, ma abbiamo inserito una traduzione automatica in Italiano nel fondo.
Bonjour à tous. Je tiens tout d’abord à remercier les organisateurs de ce 17e colloque de l’Association Information et Management: je suis particulièrement honoré d’avoir été invité à intervenir en tant que keynote speaker à ce symposium.
La question que nous sommes appelés à traiter témoigne de la sensibilité de l’AIM en matière d’éthique et je partage tout à fait cette approche.C’est là une résolution judicieuse et en ma qualité de dirigeant ITAIS (la branche italienne de l’AIS) je me promets d’engager les associations italiennes à en faire autant.
Bien, je vais commencer par quelques observations sur l’entreprise.
Les organisations relèvent du monde de l’artificiel, ce sont des artéfacts (et nombre d’entre nous qui ont étudié Herbert Simon connaissent parfaitement ce terme), mais lorsque les organisations décident de produire des biens et des services elles se transforment en entreprises. Je ne suis pas le seul à employer cette expression, en effet dans un arrêt de la Cour suprême américaine datant de 1855 qui réaffirmait le pouvoir des Etats par rapport aux entreprises (pouvoir d’en limiter les fonctions, les secteurs d’activité, et éventuellement de les dissoudre en cas de négligence du bien-être collectif), celles-ci sont qualifiées de “artificial bodies”, c’est-à-dire de corps artificiels.
Sur le plan historique pour les entreprises on constitua un cadre législatif fort avantageux qui prévoyait entre autre la responsabilité limitée (le patrimoine personnel étant séparé de celui de l’entreprise) et un traitement fiscal différent de celui des personnes.
Une des tâches de l’entreprise consiste à servir les intérêts des actionnaires, mais ce faisant elle interfère avec d’autres acteurs tels que les salariés de l’entreprise, les citoyens qui vivent dans son environnement, les fournisseurs, la société en général et quelques externalités négatives sont attribuées à des personnes qui ne sont pas actionnaires et qui ne disposent dans la plupart des cas d’aucun intérêt financier de la part de l’entreprise. Ceux-ci sont appelés stakeholders ou parties prenantes, à savoir tous les acteurs concernés par l’entreprise.
Cette distinction entre shareholders (actionnaires) et stakeholders (parties prenantes) est une question récurrente dans l’histoire du management et des entreprises et qui a fait l’objet non seulement d’études approfondies mais aussi de décisions judiciaires.
Rappelons à ce propos le procès des frères Dodge contre Ford Motor. En 1916, l’entreprise Ford vient de réaliser des profits très importants et Henry Ford, à l’époque président de la firme, propose de les investir en vue de développer les installations et d’accroître la production car, dit-il, “mon ambition est d’employer davantage de salariés, de partager les bénéfices de ce système industriel avec le plus grand nombre possible de personnes, de les aider à construire leur vie et leur maison. Pour cela nous devons réinjecter la plus grande part de nos profits dans l’entreprise”. Ford pensait peut-être qu’à la longue cette politique aurait augmenté les profits de l’entreprise également en termes de rendement économique. Une minorité du Conseil d’administration conteste cette décision et les frères Dodge, qui détiennent 10% des actions, décident d’engager une action en justice. La Cour du Michigan se prononcera en leur faveur établissant qu’une entreprise a pour tâche principale de distribuer des dividendes aux investisseurs et non pas de pourvoir aux besoins de la communauté ou des salariés. Ce point de vue appelé également shareholder view sera ensuite partagé par l’école de Chicago et en 1970 un article de Milton Friedman, au titre fort éclairant “La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître les profits” (Friedman, 1970), approfondit de manière fort détaillée les fondements de cette optique.
Aujourd’hui cependant la shareholderview doit faire face à la défense des biens communs de la part des communautés globales et nationales, aux organisations qui se battent pour le commerce équitable, aux désastres des marchés financiers, qui, ne l’oublions pas, ont fait changer d’opinion à nombre de personnes, et enfin aux limites environnementales de notre planète. Le débat concernant la primauté des shareholders sur les stakeholders ou vice-versa est encore d’actualité et particulièrement animé puisque “The Economist” – qui est, rappelons-le, un magazine qui, de par sa culture et ses intérêts, a toujours démontré une certaine bienveillance à l’égard des shareholders – lui a même consacré à la fin janvier un article de fond rapportant la pensée du chef de la CBI (Confederation of the British Industry) pour qui une certaine phase (celle de la maximisation des profits de l’entreprise en tant que seul et unique objectif) s’est désormais achevée.
Roger Martin, doyen de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto, soutient quant à lui qu’il est temps maintenant de s’affranchir de la prémisse fallacieuse selon laquelle les entreprises doivent seulement maximiser les profits.
Je mentionne là ces opinions parce qu’il semblerait qu’actuellement prédomine la théorie de l’entreprise responsable face aux stakeholders bien qu’il ne soit pas à exclure qu’on assiste dans quelques années à un retour sur le devant de la scène des shareholders. Nous avons déjà vu par le passé certaines théories qui paraissaient dépassées en raison de leur échec faire peau neuve quelques années plus tard.
Le besoin de transparence et la nécessité de nouvelles relations avec tous les stakeholders (à savoir les porteurs d’intérêts économiques et autres) incitent les entreprises à développer, au-delà des contraintes légales (comme l’obligation d’un bilan économique et financier), un bilan sociétal et environnemental. Une nouvelle stakeholder view se fait maintenant nécessaire (Freeman, 1984). Dans une optique à long terme affleurent certaines questions fondamentales pour les grandes organisations et pour les entreprises en particulier: l’entreprise est-elle une entité morale, distincte des personnes qui la constituent? Et par conséquent, moralement, comment et dans l’intérêt de qui doit-elle être dirigée?
On constate une demande croissante d’autorégulation des organisations qui doit être intégrée au sein du modèle de management où opèrent des observateurs et des contrôleurs d’une conformité active non seulement aux lois et aux standards internationaux mais aussi aux principes éthiques. L’expression Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) a été employée au cours des années 60 ainsi que le terme stakeholder d’ailleurs qui désigne ceux qui, bien que n’étant pas actionnaires, sont concernés par les effets des activités de l’entreprise.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un « concept selon lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». Énoncé plus clairement et simplement, c’est «la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable». À noter qu’en 2010 le Ministère français de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement Durable emploie le terme de responsabilité “sociétale”, jugé plus large et plus pertinent que responsabilité “sociale”.
Le concept de RSE n’apparaît qu’à partir des années 1960 dans la littérature consacrée aux entreprises (Social Responsabilities of the Businessman de H. Bowen en 1953, et The Responsible Corporation par G Goyder en 1961). Il a depuis fait l’objet d’une élaboration théorique de la part d’un certain nombre de chercheurs anglophones et francophones (voir notamment les travaux de l’école de Montréal).
Ceux qui invoquent la RSE déclarent que les entreprises peuvent accroître leurs profits lorsqu’elles travaillent dans une optique d’organisation soutenable (Freeman, 1984). Aujourd’hui, la théorie des parties prenantes représente l’élaboration théorique la plus significative de l’éthique des affaires (une des formes de l’éthique appliquée qui examine les principes éthiques et moraux ou les problèmes éthiques qui se posent dans le contexte de l’entreprise). La stakeholder view soutient l’idée que l’entreprise doit être gérée de façon à atteindre un équilibre entre les intérêts de tous ceux qui sont en contact avec elle. Selon l’opinion de Freeman, le véritable objectif de l’entreprise est de coordonner et de produire des services pour ses parties prenantes.
On doit à Carroll un apport important à la définition de la responsabilité sociétale de l’entreprise qui se fonde sur le concept de pyramide: “Afin que la RSE soit acceptée par toutes les personnes qui opèrent dans l’entreprise elle doit être structurée de façon à couvrir toute la gamme des responsabilités. […] on distingue quatre grandes catégories de responsabilités qui constituent la RSE dans son ensemble: économique, légale, éthique et discrétionnaire. Toutes ces responsabilités ont toujours existé, mais ce n’est que récemment que les fonctions éthique et discrétionnaire ont revêtu une importance considérable” (Carroll, 1991)
La crise économique a remis à l’ordre du jour l’ancien débat qui voyait s’opposer au sein de l’entreprise les shareholders et les stakeholders. Aujourd’hui même Jack Welch, le célèbre CEO – directeur général – de General Electric et depuis toujours apôtre de la théorie des shareholders et porte-drapeau de ceux qui considèrent la maximisation des profits comme étant le principal objectif de l’entreprise, a émis quelques doutes à ce propos en discutant de la crise financière: “face à cela (la crise financière) la satisfaction des actionnaires est l’idée la plus idiote au monde” (The Economist, 2010).
Bien, mais essayons de répondre à une des questions les plus fréquentes: se comporter de façon éthique peut-il être rentable? Je sais bien qu’il s’agit là d’une interrogation quelque peu embarrassante car si des raisons éthiques imposent un certain comportement, la décision de s’y conformer ou non ne devrait pas relever d’un calcul des coûts et des profits.
Selon l’Ethisphere Institute, qui est un organisme international engagé dans la diffusion et la promotion de l’éthique dans le monde des affaires, un comportement éthique est avantageux: en examinant les performances des entreprises indiquées comme étant des WME (World Most Ethical companies) ainsi que celle du S&P-500 (Standard & Poors 500) il est évident que les résultats des WME sont de 20 à 40% supérieurs par rapport à la moyenne (Ethisphere, 2012). L’ordre et la nature des avantages de la RSE (ou CSR Corporate Social Responsability) pour une entreprise varient bien évidemment selon le caractère de l’entreprise et il est difficile de les quantifier en dépit d’une abondante littérature qui en vante les bénéfices à long terme. Certains, comme Orlitzky, Schmidt et Rynes, ont établi une corrélation entre performance sociétale / environnementale et performance financière.
Mais si nous voulons parler d’éthique, ce ne peut pas être là un argument prépondérant.
En effet, il se peut que des considérations éthiques nous contraignent à adopter des mesures en contraste avec une rentabilité majeure.
Sur le plan de l’environnement, malgré les perspectives économiques actuelles, le bilan environnemental et la soutenabilité sont au premier rang de l’agenda de nombreuses organisations.
Une récente étude de la MIT Sloan Management School indique que “la soutenabilité occupe une position centrale et permanente chez les dirigeants d’entreprises”. En effet, selon cette enquête, 70% des managers placent la soutenabilité dans leur agenda, 66% la considèrent nécessaire pour être compétitif sur le marché global d’aujourd’hui et pour 31% d’entre eux la soutenabilité contribue à l’accroissement des profits (MIT-SMR, 2012).
Pour les organisations qui souhaitent être certifiées, il existe un standard international pour la RSE qui est ISO 26000 et la United Nations Global Compact (UNGC): il s’agit d’une initiative destinée aux entreprises qui se sont engagées à aligner leurs activités et leurs stratégies sur les principes universellement acceptés dans les domaines des droits de l’hommes, du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption.
Il existe aussi d’autres initiatives internationales reconnues auxquelles on peut adhérer volontairement qui méritent d’être citées:
-
EMAS ou SMEA Système de Management Environnemental et d’Audit qui comprend une série de procédures détaillées pour l’acceptation volontaire de la part des entreprises d’un audit sur la gestion des problèmes environnementaux et la publication des résultats.
-
SA8000 qui propose une série de normes visant une conduite correcte à l’égard des salariés (respect de leurs droits, interdiction de travail pour les moins de 18 ans, garanties en matière de sécurité et d’hygiène sur le lieu de travail).
-
ISO14001 est un référentiel de base appliqué au niveau international qui définit les modalités permettant l’implantation d’un système de gestion environnementale (Environmental Management System) efficace.
-
ISO26000 est un ensemble de règles qui couvrent tous les aspects de la responsabilité sociétale et du management ainsi que la composante éthique. C’est la norme la plus récente et la plus complète. Elle ne prévoit pas de certification mais elle fournit des lignes directrices.
Je voudrais à présent aborder la question qui a inspiré le titre de ma communication: quel apport peuvent fournir les TIC à une activité entrepreneuriale éthique et soutenable?
Il est indéniable que les TIC ouvrent des horizons tout à fait inédits et lorsque la perspective n’est pas encore complètement définie et que les normes n’embrassent pas suffisamment toutes les occurrences, comment pouvons-nous établir quels sont les comportements corrects, à savoir ceux qui reflètent les valeurs que notre société partage? Dans ces situations, pour pouvoir choisir nous faisons appel à certaines théories plus générales telles que celles que nous venons d’examiner concernant les shareholders et les stakeholders.
Dans certains cas une troisième théorie est envisagée en tant que substrat des normes éthiques: il s’agit de celle du contrat social que l’on peut résumer en ces termes: les managers doivent faire en sorte que leur démarche contribue à accroître le bien-être social (social welfare), bref un management éthique se doit de contribuer au bien-être de tous.
Certains théoriciens tels que Kenneth et Jane Laudon s’emploient à rattacher les normes d’une éthique des systèmes d’information à des principes de portée supérieure généralement partagés par notre société et en appellent à Kant: si chacun agissait de la sorte l’humanité pourrait-elle survivre?; à la règle du changement de Descartes: si une certaine action ne peut être toujours répétée il ne convient guère de s’y rallier car une action peut produire un léger changement si elle n’est accomplie qu’une seule fois, mais elle pourrait provoquer des modifications inadmissibles si elle devait être réitérée. Considérons par exemple le fait de jeter dans la rue des détritus ou du papier: si c’est le geste d’une seule personne, rien de bien grave, mais si tout le monde le faisait cela poserait de sérieux problèmes à l’humanité. On peut enfin se réclamer également duprincipe utilitariste de Jeremy Bentham et de John Stuart Mill pour qui une action est valable si elle contribue au bien-être de tous.
Kant, Descartes, Bentham et Mill seraient sans doute orgueilleux de savoir que, à quelques siècles de distance, leurs idées sont encore mises à profit pour être appliquées dans un domaine dont ils n’auraient même jamais pu imaginer l’existence.Mais mon propos n’est pas d’envisager la question sous un angle aussi éminent, je préfère me pencher sur la stakeholder theory pour en dégager les normes appropriées au champ des systèmes d’information.
Selon Laudon et Laudon on peut distinguer cinq dimensions morales dans la sphère de l’information:
-
droits et devoirs de l’information (confidentialité)
-
droits et devoirs de la propriété
-
responsabilité et contrôle
-
qualité du système
-
qualité de la vie (Laudon et Laudon, 2007)
Si nous prenons en considération la sphère de la confidentialité, nous constatons qu’une organisation résolument orientée vers une stratégie de e-business a la possibilité de collecter une énorme quantité de données, un phénomène désigné sous le terme anglophone de Big Data. Un volume considérable de données recueillies requiert des technologies spéciales qui vont bien au-delà de celles que l’on utilise traditionnellement pour la gestion des bases ou des entrepôts de données. Celles-ci permettent aux organisations qui travaillent dans le secteur des affaires électroniques d’opérer à partir de Big Data pour identifier de nouvelles opportunités et être au fait des tendances porteuses.
Mais, d’autre part, ces technologies suscitent également quelques craintes. Songeons par exemple à la technologie NORA (Non Obvious Relationship Awareness) qui permet d’effectuer des analyses de données d’une profondeur jamais atteinte auparavant grâce à la collecte d’informations provenant d’une multitude de sources et de personnes. En présence des possibilités qu’offre la technologie, les entreprises, qui adhèrent à la RSE et adoptent une stratégie en conformité avec la poursuite de l’éthicité et de la soutenabilité, doivent être en mesure de prouver qu’elles font un usage limité et légal des données recueillies.
Voyons alors quels sont les défis auxquels s’expose la gestion des systèmes d’information en commençant par examiner quel est le rôle de la Computer ethics.
Lorsque l’on commença à parler de l’éthique de l’informatique, on indiqua en la personne de Norbert Wiener, qui avait publié en 1950 “Cybernétique et société”, le père de cette nouvelle discipline. Mais l’expression Computer ethics n’est entrée dans le langage courant qu’en 1970, lorsqu’un professeur de médecine, Walter Maner, mit l’accent sur le fait qu’il était bien plus ardu de prendre des décisions éthiques lorsque l’informatique s’en mêlait. Nous savons que les TIC forment une infrastructure critique pour notre société et notamment pour les entreprises (dont le nombre ne cesse d’augmenter) qui travaillent dans le secteur de l’e-business. Si celles-ci veulent déployer une stratégie cohérente de RSE et de Business ethics, il leur faut y intégrer celle des TIC et par conséquent établir un pont entre business ethics et computer ethics.
Comme nous venons de le voir Wiener fut le premier à saisir le lien qui rattachait l’ordinateur et l’éthique et à se pencher dès 1948 sur les problèmes éthiques qu’allait soulever l’essor des ordinateurs. Voici ce qu’il en disait: “ […] une seconde révolution industrielle, une ère de l’automation offrant d’énormes potentialités pouvant se déployer tant vers le bien que vers le mal, bien avant Nagasaki et avant que les gens ne se rendent compte de ce qu’était en réalité la bombe atomique, j’avais compris que nous étions en présence d’une invention d’une potentialité inouïe en bien et en mal” (Wiener, 1948) .
Un autre chercheur, Donn B. Parker, qui apporta sa contribution scientifique à l’époque des premiers ordinateurs, déclarait: “ Il semble que lorsque les gens entrent dans une salle informatique ils oublient l’éthique sur le seuil de la porte” (Parker, 1968). Il recueillit de nombreux cas de comportements “non éthiques” de la part de personnes chargées de l’élaboration des données et contribua de façon déterminante au Code of Ethics and Professional Conduct de l’ACM (Association for Computing Machinery) la plus ancienne association de professionnels et experts du secteur à laquelle, j’imagine, certains d’entre vous ici présents sont inscrits. A partir de 1973 ce code éthique est devenu une référence mondiale.
Quant à la computer ethics, elle voit véritablement le jour en 1985. C’est en effet à cette date que James Moore du Darthmour College publie un célèbre article intitulé “What is computer ethics?” où il écrit: “Les ordinateurs sont logiquement très flexibles car ils peuvent être mis en état d’effectuer toutes sortes d’applications caractérisables en termes d’entrées, de sorties et d’opérations logiques. Etant donné que la logique s’applique à tous les domaines, le potentiel des ordinateurs est sans limites. Il représente l’outil le plus universel que nous ayons à disposition. Les limites de l’usage de l’ordinateur sont en grande partie celles de notre créativité” (Moore, 1985). Et c’est également au cours de cette même année que Deborah Johnson publia “Computer ethics”, un ouvrage qui eut un grand retentissement, où elle affirmait que “sur le plan de l’éthique les ordinateurs soulèvent de nouvelles variantes de problèmes que nous connaissions déjà et de nouveaux dilemmes qui exacerbent les difficultés déjà existantes nous contraignant à appliquer des normes morales courantes dans des domaines inexplorés” (Johnson, 1984).
C’est à mon sens dans cette dernière expression que réside la clé des problèmes que soulève l’introduction de principes éthiques dans les systèmes d’information.
Au cours des années 90 cette nouvelle discipline commence à relever des cas d’applications communément reconnus, comme le devoir de réduire la probabilité de désastres imprévus et indésirables provoqués par les applications de la technologie de l’information, et de là naissent les premières lignes directrices et les codes éthiques pour les concepteurs de systèmes complexes spécialement lorsque ceux-ci franchissent la phase de projet pour devenir opérationnels.
Citons en particulier les propos de Donald Gotternbarn qui a introduit le concept de computer ethics en tant qu’éthique professionnelle devant établir des standards et des codes de conduite pour les professionnels: “On prête peu d’attention à l’éthique professionnelle, c’est-à-dire aux valeurs qui guident les activités quotidiennes de ceux qui sont chargés de la conception de systèmes d’information. Les décisions éthiques adoptées pendant les phases de développement d’artéfacts informatiques ont un rapport direct avec bien des sujets débattus sous le plus vaste concept de computer ethics (Gotternbarn, 1991). Aujourd’hui, le domaine de la computer ethics est en train d’évoluer rapidement vers une Global Information Ethics.
Pour la première fois dans notre histoire nous sommes interconnectés en temps réel à l’échelle planétaire. Les problèmes que cela pose sont innombrables. Il suffit de penser par exemple aux questions légales dans le cadre du cyberespace: quelles en sont les frontières? Ou bien à tous les aspects liés aux transactions qui ont lieu au niveau mondial. Ou encore à tout ce qui concerne les cultures et les différentes traditions en matière d’instruction au niveau global, au clivage entre le nord et le sud de la planète en termes d’usage et d’accès aux technologies. Aujourd’hui on se penche volontiers sur les problèmes d’impact environnemental des TIC pour une informatique verte (Green IT). Lorsque vous utilisez Google ne vous êtes-vous jamais interrogés sur la quantité d’énergie électrique que nécessite un moteur de recherche de cette envergure? D’après une estimation récente, Google consomme autant d’énergie électrique que 41 gratte-ciel de la taille de l’Empire State building. Et d’autre part, comment sélectionner des plateformes matérielles qui ne nuisent pas à l’environnement, qui soient écologiques, respectueuses de l’environnement (environmental friendly)? comment minimiser la consommation d’énergie électrique pour les TIC? où et comment se défaire de l’hardware obsolète? Comment éviter que l’énorme montagne de déchets technologiques prenne le mauvais chemin?
Je viens d’évoquer l’informatique verte, les écoTIC (green computing), et je sais que nombreux sont ceux qui estiment qu’il s’agit là d’un problème secondaire qui ne vaut pas la peine d’être abordé, pour le moment du moins, car, à leurs dires, la question du traitement des déchets est d’une telle ampleur que ce n’est certainement pas les rebuts des produits informatiques qui vont modifier l’état des choses. Rien de plus faux: il s’agit d’un problème dont la portée est considérable sur le plan des risques et du volume, comme le démontre cette nouvelle parue dans le “Shanghai Daily” du 20 avril.
Une grande quantité d’équipements électroniques défectueux, et par conséquent retirés du commerce, produits par Hewlett Packard, Samsung, Panasonic et autres, ont été retrouvés dans la décharge de Guiyu située dans la province de Guangdong et l’on craint qu’ils soient à l’origine des hauts niveaux de plomb relevés dans l’organisme des enfants. Il paraît que 70% des déchets électroniques produits dans le monde finissent dans cette décharge (ndt surnommée à juste titre cimetière électronique) et dans les quatre villages avoisinants où 80% des familles s’emploient à les désosser au moyen de procédés rudimentaires à base de bains d’acides corrosifs et nocifs sans aucune protection. L’affaire est particulièrement lucrative: à partir d’une tonne de puces Intel éliminées (que l’on achète pour 95$) on peut extraire près de six kilos d’or. Mais il s’agit là d’opérations qui polluent les eaux et dégagent des fumées toxiques. Selon une université de la région un enfant sur six est atteint de saturnisme. Le nombre de fausses couches est en moyenne six fois plus élevé que dans les régions environnantes.
Et pour en revenir à notre sujet: comment parvenir à un code éthique pour les TIC dans une entreprise qui se rallie à la RSE? Mais tout d’abord arrêtons-nous sur quelques considérations avant de passer aux propositions.
Dans la vie sociale et économique, nous nous trouvons parfois en présence de contextes et de situations stables qui n’évoluent que très lentement: il suffit de penser par exemple au ravitaillement en carburant pour l’automobile ou encore à la restauration. Les modalités n’ont guère changé au cours de ces cent dernières années: nous nous rendons toujours dans une station-service, nous remplissons le réservoir et nous payons l’essence au litre. Même s’il y a eu quelques changements comme le self-service et le paiement par carte électronique, le modèle opérationnel (business model) est semblable à ce qu’il était il y a un siècle. On peut en dire de même pour le secteur de la restauration où depuis des siècles on a coutume de se rendre dans un lieu aménagé à cet effet, on choisit des mets, on mange et on paye, selon un scénario immuable.
Dans ces situations les comportements sont fixes et prévisibles et ils doivent suivre des lois et des règles écrites, des normes non écrites afin que toutes ou certaines valeurs que notre société estime devoir protéger soient sauvegardées. A chacune des parties en présence, que ce soit le client ou le fournisseur, on attribue des droits et des devoirs tenus pour acquis par tout un chacun. La loi impose que la quantité, la qualité, l’origine et la provenance de la marchandise soient explicites. Il existe des standards comme ceux de l’ISO qui garantissent le recours à des procédures uniformes dans la production de biens et dans la distribution de services qui permettent au client de savoir exactement comment il va être traité et ce qu’il va acheter.
Au fil des années les deux branches que nous avons citées à titre d’exemple ont vu se produire des épisodes fâcheux, des incidents, des escroqueries, des violations, des abus. Dans ces cas, le législateur est intervenu en adoptant des dispositions adéquates, en modifiant les normes en vigueur ou en en introduisant de nouvelles afin de garantir que se crée et se maintienne un équilibre satisfaisant entre les parties concernées.
Il existe cependant des situations et des contextes qui ne sont pas encore stables et, de par leur nature, comme certaines technologies, en constante évolution. Dans ces cas, songeons aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’information et de la communication) ou au domaine de la finance, le législateur n’a pas encore pu vérifier pleinement la validité des lois et des normes et certains aspects demeurent découverts. A ce stade, pour la protection des valeurs reconnues par notre société, les normes en vigueur ne suffisent plus, et il faut faire appel à des principes que nous acceptons tous et qui, dans le cas particulier où nous nous trouvons, se déclinent de façon appropriée.
Nous pouvons dire que les technologies de l’information et les systèmes de gestion de l’information sont des branches particulièrement jeunes qui n’ont à peine que soixante ans d’expérience. D’autres secteurs plus anciens ont eu le temps de définir leurs codes éthiques ayant derrière eux des siècles d’histoire tandis que nous n’avons que quelques décennies d’existence. D’autre part, nous éprouvons également ce que l’on pourrait appeler un écart éthique: les technologies de l’information évoluent à une vitesse telle que nous n’avons pas le temps de déterminer les lignes directrices et les codes éthiques à même de faire face congrûment aux aspects éthiques et sociaux qui se manifestent au fur et à mesure. Nous ne pouvons même pas dire: attendons que la situation se stabilise comme cela s’est passé dans d’autres cas. Car quelque chose d’important est en passe de s’accomplir. Après la première révolution industrielle du XIXe siècle, après la seconde révolution de la chaîne de montage et de la production de masse des années vingt, s’ouvre la troisième phase de l’innovation dans la production de biens matériels: celle que l’on appelle l’usine numérique grâce à laquelle nous pourrons produire même en présence de quantités modestes ou de petites séries (éclipsant ainsi le concept d’économie d’échelle qui a prévalu depuis deux siècles) de façon économique et flexible, avec une nécessité limitée d’intervention de l’homme, grâce à de nouveaux matériels, à des processus tout à fait inédits et à l’impression tridimensionnelle. Il faut par conséquent nous apprêter à tenir compte d’une nouvelle séquelle de questions éthiques.
A cela vient s’ajouter le fait que la relative facilité d’usage et d’accès des systèmes d’information aplanit la voie aux délits, ceux que l’on appelle infractions sans victime car bien souvent elles ne s’attaquent pas en particulier à un individu pouvant réagir immédiatement. Lorsque l’on a tous les titres d’accès et quelques applications critiques il vaut mieux avoir un sérieux bagage éthique car il n’est pas facile de résister à la tentation de cliquer. N’oublions pas que 48% des délits liés à l’usage de l’ordinateur sont perpétrés par des membres du personnel interne (Virgilio, 2010).
La globalité est l’un des traits distinctifs des réseaux contemporains. Le commerce électronique est global par définition et notre univers compte aujourd’hui plus de 2,5 milliards d’usagers connectés (Internetworldstats, 2012), et nous avons du mal bien souvent à distinguer quelles sont les lois les plus efficaces. Par exemple, nous disposons pour la protection de la vie privée de deux législations différentes: une pour l’Europe et une autre pour les Etats-Unis.
Dans toutes les organisations le rôle des TIC a évolué passant d’un rôle de partenaire dans les processus d’entreprise au rôle primordial de participant à la chaîne de la valeur: pour la plupart des organisations il est correct de dire que les TIC constituent l’activité même de l’entreprise, comme on dit en anglais: “ICT is business”. On peut dire tout bonnement que sans une infrastructure TIC l’entreprise n’existe pas n’étant pas en mesure de fonctionner. A cet égard la responsabilité des dirigeants des organisations TIC est en train de se transformer et de s’élever vers des niveaux supérieurs. La complexité et la rapidité d’évolution des technologies de l’information compliquent la tâche du management qui doit faire face sur le plan éthique à de véritables dilemmes entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Et en ce sens une éthique appliquée aux technologies de l’information, une computer ethics, est un besoin impératif.
Cela dit, nous allons maintenant aborder la situation des responsables et de ceux qui sont chargés d’un système d’information. Certains versants de leur activité ne sont pas parfaitement réglementés à la différence de ce qui a lieu dans les secteurs de la comptabilité, du personnel ou de la logistique, tandis que d’autres aspects laissent une marge de manœuvre importante pour ce qui est des comportements. Bien souvent les escroqueries et les abus commis par les entreprises ou par leurs dirigeants, bien que n’étant pas perpétrés directement par le centre de calcul et par le personnel chargé des systèmes d’information, tirent parti des lacunes et du flou qui relèvent de cette fonction.
Prenons l’exemple d’un promoteur financier qui, avant de quitter la banque pour laquelle il travaille, s’approprie des archives clients dans l’intention de les contacter une fois embauché par un autre établissement. C’est bien évidemment le promoteur qui commet le délit, mais il n’en a la possibilité que parce que le centre de traitement des données n’a pas veillé à installer les protections adéquates.
Il en est de même pour ce qui est des violations de la confidentialité. Bien souvent elles ont lieu parce que des personnes non autorisées accèdent aux données d’un usager. Il s’agit là d’abus qui peuvent être prévenus en adoptant des mesures de protection convenables. En général, celles-ci représentent un coût pour l’entreprise, mais elles peuvent être également fastidieuses pour l’usager qui doit sans cesse s’identifier et parfois même changer régulièrement de mot de passe, sans compter qu’elles comportent aussi des temps d’initialisation plutôt longs. Si les risques d’abus sont somme toute assez faibles, la tentation est forte de se soustraire à la mise en place de mesures contraignantes. Pour la bonne raison aussi que si aucune irrégularité n’est relevée le mérite est rarement attribué aux responsables de la sécurité tandis que les tracasseries dues à la complexité des opérations leur sont immanquablement imputées.
Que pouvons-nous déduire de ces deux exemples?
Il est clair que pour accomplir un certain type de crimes ou même de simples manquements et abus, qui ne sont pas encore sanctionnés par la loi, il faut amorcer toute une série d’événements dont le foyer est le centre de traitement des données, où le personnel n’a violé aucune norme ni enfreint aucune règle, mais n’a tout simplement pas employé tout le soin et toute l’attention nécessaires à la prévention de comportements illicites de la part des autres.
Quels sont les dilemmes de nature éthique auxquels doivent faire face les responsables des centres de calcul?
Nous en avons déjà relevé un précédemment et il concerne la recherche d’un juste équilibre entre les mesures de sécurité, les coûts et la satisfaction de l’usager. Les ressources qui ne dégagent pas de gains visibles, de RSI (Retour sur Investissement) (car si l’on ne subit pas de préjudice l’investissement en sécurité n’est pas justifié, mais si les dispositifs de sécurité sont bien agencés il ne se produit aucun préjudice), doivent être autorisées par la direction qui peut être tentée de réduire les dépenses justement dans ce secteur estimant que les risques sont réduits et qu’après tout un amoindrissement de la sécurité n’affaiblit pas les prestations du système.
Le directeur de l’information, en anglais le CIO (Chief Information Officer), doit être à même de résister à ce genre de pression et se doit de défendre les intérêts des salariés et des clients qui pourraient subir des préjudices. Dans ces cas on court le risque, d’une part, d’aller à l’encontre de la direction générale, et de l’autre, de porter atteinte à des tiers qui nous ont fait confiance.
Un deuxième cas de figure peut se présenter dont les conséquences sont autrement plus graves: lorsque la direction de l’entreprise demande de faire un usage impropre et abusif des données. Il peut s’agir, comme dans ce cas, d’une inscription au bilan de certains éléments de façon incorrecte afin de ne pas fournir d’informations véridiques. Il peut s’agir également, comme cela s’est récemment produit, d’effectuer certains traitements au préjudice de clients ou de tiers. En fait, pour ce type d’opération, c’est le chef de l’entreprise qui en assume la responsabilité pénale et civile et pour le responsable du centre de traitement des données la solution qui garantit au mieux ses intérêts pourrait bien être celle de s’y conformer.
En cas de vide normatif rendant l’exécuteur de l’irrégularité passible de poursuite, seule l’éthique peut entraîner un refus.
A partir de ces quelques exemples et cas de figure, nous pouvons dire que l’appareil normatif est déficient quant aux mesures à même de prévenir les situations qui présentent les caractérisques suivantes:
1. l’acquisition d’avantages illicites grâce à la facilité d’accès à l’information (il s’agit là d’un cas de figure qui est prévu de longue date pour d’autres professions telles que celles de médecin ou d’avocat);
2. les responsables des centres de calcul contraints par la chaîne de commandement de se faire complice d’actions irrégulières;
3. la sous-estimation délibérée des risques de comportements illicites relevant du centre de traitement.
Comment peut-on procéder? Bien entendu cela ne peut passer que par des interventions normatives. La doctrine institutionnelle étudie la manière dont les organisations peuvent développer leur potentiel de croissance et de continuité/durabilité dans un environnement compétitif en devenant légitimes, c’est-à-dire acceptées, fiables et responsables aux yeux de leurs stakeholders. Les normes et les valeurs qui régissent le comportement d’une population d’organisations constitue le milieu institutionnel. Avec un ensemble de dispositions normatives cohérentes il est possible de faire en sorte qu’une organisation adopte certaines normes sollicitées par la pression exercée par d’autres organisations et par la société en général.
Dans l’attente d’un règlement stable, certaines situations nécessitant des choix de nature éthique peuvent être abordées en faisant appel au bon sens fondé sur les principes éthiques généraux.
Les nouvelles technologies permettront de transférer de nombreux salariés de l’entreprise à leur domicile. L’entreprise doit s’assumer la responsabilité de garantir à ses employés des conditions de travail conformes aux critères de sécurité, d’ergonomie et de salubrité. Le passage du bureau à l’habitation ne doit pas servir de prétexte pour abaisser les coûts au détriment de la santé des salariés.
L’incessante surenchère de nouveaux modèles de matériel informatique et par conséquent le problème de l’élimination des produits obsolètes nous amènent à réfléchir sur l’opportunité de ce renouvellement effréné, et à nous demander si c’est bien là une nécessité ou simplement un phénomène de mode d’ordre esthétique. D’autre part la consommation d’énergie doit commencer à entrer en ligne de compte et ne peut plus être désormais négligée.
Nous ne pouvons discourir de l’éthique et de la responsabilité de l’entreprise sans évoquer la propriété du logiciel. D’un côté, il est clair que l’investissement en recherche en vue d’élaborer un nouveau logiciel doit être rémunérateur, de l’autre, il faut considérer qu’une protection par trop stricte des droits de propriété pourrait entraver les perfectionnements et les développements futurs. Je ne me souviens plus où j’ai lu que si Franz Joseph Haydn avait fait breveter “une symphonie caractérisée par sa construction (en forme de sonate élargie), Mozart se serait retrouvé en difficulté”.
Le producteur de logiciel s’emploie à protéger son investissement avec résolution par le biais des droits d’auteur et plus récemment des brevets. Sans contester le fait que pour produire de nouveaux logiciels la recherche doit en tirer des avantages économiques, il est indéniable, et les études dans ce domaine le démontrent, que la brevétabilité du logiciel a entraîné une baisse des investissements en matière de recherche et de développement.
Les normes de protection du logiciel sont particulièrement restrictives. Que l’on songe au fait qu’il est impossible d’avoir accès au code source et que les licences d’utilisation incluent des clauses de garantie quant à la qualité du produit inférieures à celles qui accompagnent généralement l’achat d’une automobile ou d’une habitation.
Ces restrictions vont de pair avec l’extrême facilité dont jouit l’utlisateur de dupliquer et de distribuer à des tiers le logiciel, fort du fait que pour la plupart la duplication frauduleuse de logiciel n’est pas un acte répréhensible.
C’est justement pour cela que la protection du logiciel doit reposer sur des normes éthiques et sur la conviction que nous sommes en présence d’un contrat équitable et correct.
On reconnaît aujourd’hui l’importance que le logiciel libre et l’open source représentent pour l’essor des entreprises locales (pour la personnalisation et la maintenance des applications) et une stratégie fondée sur la responsabilité entrepreneuriale doit en tenir compte.
Pour ce qui est du chapitre relatif à la confidentialité, une stratégie en conformité avec la RSE devrait suggérer une démarche minimaliste dans la collecte et l’usage des données et bien évidemment la mise à disposition de l’intéressé de toutes ses données personnelles, ce qu’on appelle l’“habeas data”.
L’émergence d’ensembles de données extrêmement volumineux, le Big Data, permettant de traiter et d’exploiter comme jamais auparavant des flux de données importants et par conséquent de cerner le profil d’une clientèle, doit être, au vu de son envergure, manipulé avec responsabilité.
Je voudrais, pour terminer, aborder la question de l’accessibilité. Si l’accès aux applications doit être universel, cela signifie qu’il doit être mis à la portée de tous les utilisateurs et notamment des personnes en situation de handicap. La Commission européenne s’est penchée sur cet aspect et a fait de l’inclusion numérique (e-inclusion) une de ses priorités pour une “Société de l’information accessible”. Un e-business offrant une interface accessible à tous est également avantageux en termes de compétitivité et l’entreprise peut insérer dans son bilan sociétal les dispositions favorisant l’accessibilité et l’élimination de toute barrière sensorielle (en adoptant par exemple le Web Accessibility Guidelines W3C 2012).
Les publications sur la matière rendent compte des indécisions qui peuvent tourmenter les managers de systèmes d’information dans leur activité à travers une série de questions:
-
Un projet de développement d’un système d’information représente une occasion intéressante sur le plan de l’évolution professionnelle et hiérarchique. Puis-je me désintéresser de la visée du projet et des objectifs d’ensemble?
-
Si un projet a accumulé un certain retard ou a dépassé le budget prévu, est-il acceptable de limiter les tests et d’écourter la période d’essai et fournir par conséquent un projet qui présentera certainement quelques inconvénients?
-
Est-il admissible d’utiliser les installations de mon employeur pour mes activités personnelles même si cela ne porte pas préjudice à l’entreprise?
-
Penchons-nous sur un autre exemple de dilemme auquel peut s’exposer un responsable des systèmes d’information désireux de se conformer à des principes éthiques. Nous savons fort bien que l’empowerment est bien souvent un mot vide de sens et ceux qui travaillent à des postes de responsabilité dans l’informatique ont toutes les données nécessaires pour s’en aviser.
Lors de restructurations d’entreprises il arrive que l’on demande aux salariés un surcroît de productivité à salaire égal et qu’on leur promette, en retour, un travail plus qualifiant, plus motivant grâce à l’informatique et aux nouvelles fonctionnalités du système d’information. Lorsque l’on se rend compte que tout cela signifie principalement une surcharge de travail et que l’empowerment n’est pas ce que l’on prétend, quel doit être le comportement éthique de celui qui est à même de saisir qu’il n’en est pas ainsi? Doit-il se prêter au jeu ou ne vaut-il pas mieux s’y refuser?
La RSE fait désormais partie intégrante des activités entrepreneuriales et toute entreprise qui se veut responsable et souhaite avoir une stratégie soutenable a besoin d’une solide Business ethics. Les organisations qui mettent en œuvre une stratégie RSE doivent être conscientes du nouveau panorama et tenir compte du caractère global de la plateforme où elles opèrent. Si elles veulent vraiment répondre aux défis de l’avenir, elles ont besoin d’une éthique d’entreprise et d’une éthique de l’information qui évoluent à l’unisson.
Quel enseignement tirer de ce rapide tour d’horizon?
La technologie et la manière dont nous l’utilisons sont en train de modifier rapidement et profondément notre vie privée, sociale et économique ainsi que l’environnement où nous vivons. Si nous ne nous attachons pas dès à présent à mettre le cap vers des objectifs partagés par la collectivité, nous courons le risque de devoir faire face à de déplorables situations de péril en contraste avec les valeurs de notre société tout comme il en a été pour l’engorgement automobile des métropoles, l’amenuisement des ressources hydriques, la pollution atmosphérique et le problème du traitement des déchets.
La technologie peut nous apporter des avantages considérables si nous l’aiguillons dès à présent dans le sens du respect de l’éthique.
En tant que spécialistes en organisation et systèmes de l’information et connaisseurs avertis des NTIC, nous avons voix au chapitre et nous devons nous faire entendre.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne continuation.
Bibliographie
– Carroll, A. B. (1991), “The pyramid of corporate social responsibility: Toward the moral management of organizational stakeholders“. Business Horizons, 34, 39-48.
– Ethisphere (2012), “2011 World’s Most Ethical (WME) Companies“, Ethisphere.com, accessed February 2012.
– Friedman M. (1970), “The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits“, NewYorkTimes, 1970.
– Freeman E. (1984), “Strategic Management: A Stakeholder Approach“, Pitman Publishing, Boston, 1984.
– Garante (2012), https://www.garanteprivacy.it/garante/doc.jsp?ID=30939, accessed February 2012.
– Gotterbarn, D. (1991), “Computer Ethics: Responsibility Regained,” National Forum: The Phi Beta Kappa Journal, 71.
– Henderson M.T. (2007), “Everything Old is New Again: Lessons from Dodge v. Ford Motor Company“, University of Chicago Institute for Law & Economics Olin Research Papers Series N.373, December 2007.
– Internetworldstats (2012), https://www.internetworldstats.com/stats.htm, accessed February 2012.
– Issenberg S. (2012), “Obama’s White Whale. How the campaign’s top-secret project Narwhal could change this race, and many to come.”, Feb. 15, 2012 – slate.com.
– Johnson, Deborah G. (1985), Computer Ethics, Prentice-Hall; 4th ed. 2009.
– Laudon J., Laudon K. (2007), Management Information Systems: Managing the Digital Firm”, Prentice Hall, 2007.
– MIT SMR (2012), “Sustainability nears a tipping point“, MIT Sloan Management Report, January 26, 2012.
– Moor, J.H. (1985), “What Is Computer Ethics?”, in Bynum, Terrell Ward, ed. (1985), Computers and Ethics, Blackwell, pp. 266-75. Published as the October 1985 issue of Metaphilosophy.
– Parker, D. (1968), “Rules of Ethics in Information Processing”, Communications of the ACM, Vol. 11., 198-201.
– The Economist (2010), “Shareholders vs stakeholders“, April 22, 2010
– Virgilio (2010), “Crimini informatici, dipendenti di azienda più temibili degli hacker“, notizie.virgilio.it, accessed, February 2010.
– Wiener, Norbert (1948), Cybernetics: or Control and Communication in the Animal and the Machine, Technology Press.
– Wiener, Norbert (1950/1954), The Human Use of Human Beings: Cybernetics and Society, Houghton Mifflin, 1950. (Second Edition Revised, Doubleday Anchor, 1954).
– W3C (2012), https://www.w3.org/WAI/ accessed February 2012.
TRADUZIONE IN ITALIANO DA GOOGLE TRANSLATOR
Ciao a tutti. Vorrei ringraziare gli organizzatori della 17 ° Conferenza dell’Associazione di gestione delle informazioni e sono particolarmente onorato di essere stato invitato a parlare come oratore principale al simposio.
La domanda che siamo chiamati ad affrontare dimostra la sensibilità della prospettiva etica e sono pienamente d’accordo con questo approccio. Si tratta di una risoluzione ragionevole e in qualità di leader Itais (la filiale italiana della AIS) Prometto di coinvolgere le associazioni italiane a fare lo stesso.
Beh, inizierò con alcune osservazioni sulla società.
Le organizzazioni sono il mondo artificiale, sono artefatti (e molti di noi che hanno studiato Herbert Simon sapete molto bene che termine), ma quando le organizzazioni decidono di produrre beni e servizi che si trasformano in business. Io non sono l’unico ad usare questo nome, infatti in una sentenza della Corte Suprema degli Stati Uniti risalente al 1855, che ha ribadito la competenza degli Stati in materia di società (funzioni di limitazione di potenza, industrie, e eventualmente sciogliere negligenza di benessere), si chiamano “corpi artificiali”, vale a dire i corpi artificiali.
Storicamente costituito per le imprese su un solido quadro legislativo che prevedeva, fra l’altro, di responsabilità limitata (beni personali sono separati dalla società) e un trattamento fiscale diverso da quello delle persone.
Uno dei compiti della società è quello di servire gli interessi degli azionisti, ma in questo modo interferisce con le altre parti interessate, quali i dipendenti della società, delle persone che vivono nel suo ambiente, i fornitori, la società in generale e alcune esternalità negative vengono assegnati a persone che non sono soci e non hanno, nella maggior parte dei casi alcun interesse finanziario da parte della società. Queste sono chiamate le parti interessate e dalle parti interessate, vale a dire tutte le persone coinvolte nel business.
Questa distinzione tra gli Azionisti (azionista) e le parti interessate (stakeholder) è un tema ricorrente nella storia del management e di business, ed è stato ampiamente studiato non solo, ma anche le decisioni giudiziarie.
Ricordiamo a questo proposito il processo contro Ford Motor fratelli Dodge. Nel 1916, Ford ha a che fare profitti molto grandi e Henry Ford, allora presidente della società, si propone di investire per ampliare strutture e aumentare la produzione, perché, dice, ” La mia ambizione è quella di assumere più dipendenti condividere i benefici di questo sistema industriale per il maggior numero possibile di persone, per aiutarli a costruire la loro vita e la loro casa. Per questo dobbiamo iniettare la quota maggiore dei nostri profitti nel business. ” Ford pensato che forse a lungo andare questa politica avrebbe aumentato gli utili della società anche in termini di risultati economici. Una minoranza della commissione non è d’accordo con questa decisione ei fratelli Dodge, che detengono il 10% delle azioni, ha deciso di avviare una causa. La Corte Michigan si pronuncerà in loro favore, che istituisce compito principale di una società è quello di distribuire i dividendi agli investitori e non soddisfare le esigenze della comunità o dipendenti. Questo punto di vista chiamato anche shareholder view sarà poi condivisa dalla Scuola di Chicago e nel 1970 un articolo di Milton Friedman, in condizioni di luce forte “La responsabilità sociale delle imprese è quello di aumentare i profitti” (Friedman, 1970) , approfondisce molto dettagliate le fondamenta di questa prospettiva.
Oggi, tuttavia, la vista socio di fronte alla difesa dei beni comuni da parte delle comunità nazionali e globali, le organizzazioni che lottano per il commercio equo, i disastri dei mercati finanziari, che, non dimentichiamolo, hanno cambiato la loro opinione a molte persone, e, infine, i limiti ambientali del nostro pianeta. Il dibattito sul primato degli Azionisti sui soggetti interessati, o viceversa è ancora rilevante e particolarmente animato come “The Economist” – che è, lo ricordiamo, una rivista che, per la sua cultura e interessi, ha sempre dimostrato un po ‘di benevolenza verso gli azionisti – ha anche dedicato alla fine di gennaio un articolo correlato pensato che il capo del CBI (Confederazione dell’industria britannica) per i quali una certa fase (quella della massimizzazione dei profitti l’azienda come una sola lente) è ora completa.
Roger Martin, preside della Rotman School of Management dell’Università di Toronto, sostiene nel frattempo è giunto il momento di sbarazzarsi di falsa premessa che le aziende devono massimizzare i profitti.
Dico questo perché mi sembra questi vede attualmente teoria dominante del business responsabile nei confronti delle parti interessate, anche se non è escluso che stiamo assistendo a qualche anno fa sulla parte anteriore della scena Azionisti. Abbiamo già visto in passato che sembrava teorie obsolete a causa della loro incapacità di rifacimento pochi anni dopo.
L’esigenza di trasparenza e la necessità di nuove relazioni con tutti gli stakeholder (cioè i titolari di interessi economici e di altro tipo) incoraggiare le imprese a svilupparsi oltre i vincoli legali (come l’obbligo di carattere economico e finanziario ), un bilancio sociale e ambientale. Un punto di vista delle parti interessate nuovo è ora richiesto (Freeman, 1984). In un lungo periodo esposto alcune questioni fondamentali per le grandi aziende e le imprese, in particolare: ora è una persona giuridica, separata dalle persone che sono? E quindi, moralmente, come e nel cui interesse dovrebbe essere diretto?
Vi è una crescente domanda di autoregolamentazione delle organizzazioni che devono essere integrati nel modello di gestione dove ci sono gli osservatori e controller attivo non solo il rispetto delle leggi e delle norme internazionali e dei principi etici. L’espressione della Corporate Social Responsibility (CSR) è stato utilizzato in 60 anni e lo stakeholder termine significa anche che coloro che, anche se non sono soci, riguardano gli effetti delle attività di società.
La responsabilità sociale delle imprese (RSI) è un “integrazione volontaria delle attività sociali, ambientali ed economici e delle loro interazioni con le parti interessate su base volontaria.” Detto in modo chiaro e semplice, è “contributo delle imprese allo sviluppo sostenibile.” Si noti che nel 2010 il Ministero dello Sviluppo Ecologia, Energia e sostenibile usa il termine responsabilità “sociale” che si trova più ampia e più rilevanti di responsabilità “sociale”.
Il concetto di responsabilità sociale delle imprese appare solo dal 1960 in letteratura per affari (Responsabilità Sociali del affari Bowen H. Nel 1953, la società responsabile di G Goyder 1961). Da allora è stata una elaborazione teorica da parte di un certo numero di ricercatori inglesi e francesi (si veda in particolare il lavoro della scuola di Montreal).
Coloro che invocano bilancio sociale che le imprese possono aumentare i loro profitti quando si lavora in vista di un’organizzazione sostenibile (Freeman, 1984). Oggi, la teoria degli stakeholder rappresenta lo sviluppo più significativo teorico di etica degli affari (una forma di etica applicata che esamina i principi etici ed i problemi morali ed etici che sorgono nel contesto di l’azienda). Il punto di vista delle parti interessate sostiene l’idea che la società dovrebbe essere riuscita a raggiungere un equilibrio tra gli interessi di tutti coloro che entrano in contatto con esso. Secondo il parere di Freeman, il vero obiettivo della società è quello di coordinare e fornire servizi ai propri stakeholder.
Carroll deve essere un contributo importante alla definizione di responsabilità sociale delle imprese, che si basa sul concetto di piramide: “che la RSI è accettata da tutti coloro che operano in azienda deve essere strutturata per coprire l’intera gamma di competenze. […] Ci sono quattro grandi categorie di responsabilità che tutta la responsabilità sociale delle imprese: economico, giuridico, etico e discrezionale. Tutti questi compiti sono sempre esistite, ma è solo di recente che le funzioni etiche e discrezionali sono stati di notevole importanza “(Carroll, 1991)
La crisi economica ha fornito l’ordine del giorno il vecchio dibattito che ha visto l’opposizione all’interno azionisti della Società e le parti interessate. Oggi anche Jack Welch, il famoso CEO – Amministratore Delegato – General Electric ed è sempre stato un apostolo della teoria degli Azionisti e portatore di chi considera la massimizzazione del profitto come obiettivo principale della società, ha emesso qualche dubbio su questo, quando parlano della crisi finanziaria “di fronte a questa (crisi finanziaria) la soddisfazione degli azionisti è la più stupida idea del mondo” (The Economist, 2010).
Beh, ma cercare di rispondere a una delle domande più comuni: si comportano in modo etico può essere redditizia? So che questa è una domanda un po ‘imbarazzante, perché se motivi etici richiede un certo comportamento, la decisione di rispettare o meno non dovrebbe cadere su un calcolo di costi e benefici.
Secondo l’Istituto Ethisphere, un’organizzazione internazionale che si impegna per la diffusione e la promozione dell’etica nel mondo degli affari, il comportamento etico è vantaggioso: esaminare le prestazioni delle società quotate a partire dal WME (Società più etiche del mondo ) e l’S & P 500 (Standard & Poors 500), è chiaro che i risultati di WME sono da 20 a 40% in più rispetto alla media (Ethisphere, 2012). L’ordine e la natura delle prestazioni di CSR (Corporate Social Responsibility o CSR) per una società varia ovviamente a seconda della natura del business ed è difficile da quantificare, nonostante l’abbondante letteratura che esalta i benefici lungo termine. Alcuni, come Orlitzky, Schmidt e Rynes, hanno stabilito una correlazione tra le prestazioni performance sociale / ambientale e finanziario.
Ma se vogliamo parlare di etica, non può essere un ruolo di argomento.
In effetti, è possibile che le considerazioni etiche ci obbligano ad adottare in contrasto con un costo maggiore.
Per quanto riguarda l’ambiente, nonostante le attuali prospettive economiche, l’ambiente e la sostenibilità sono in prima linea l’ordine del giorno di molte organizzazioni.
Un recente studio del MIT Sloan Management School afferma che “la sostenibilità occupa una posizione centrale a dirigenti a tempo indeterminato e di business.” Infatti, secondo questa indagine, il 70% dei manager messo sostenibilità nella loro agenda, il 66% ritiene necessario per essere competitivi nel mercato globale di oggi e il 31% di loro contribuisce alla sostenibilità della crescita profitto (MIT-SMR, 2012).
Per le organizzazioni che desiderano essere certificato, non è uno standard internazionale per la RSI è ISO 26000 e la United Nations Global Compact (UNGC): si tratta di un’iniziativa per le aziende che si sono impegnati ad allineare le loro operazioni e le loro strategie su principi universalmente accettati in materia di uomini umani, del lavoro, dell’ambiente e della lotta alla corruzione.
Ci sono anche altre iniziative internazionali riconosciute che possono aderire volontariamente che meritano di essere menzionati:
EMAS o Sistema di Gestione Ambientale EMAS e audit, che comprende una serie di procedure dettagliate per l’accettazione volontaria delle imprese di un audit sulla gestione delle problematiche ambientali e la pubblicazione dei risultati.
SA8000, che propone una serie di norme per un comportamento giusto nei confronti dei dipendenti (i loro diritti, il divieto di lavoro per meno di 18 anni, garantisce la sicurezza e l’igiene sul luogo di lavoro).
ISO14001 è un riferimento di base applicata a livello internazionale che definisce le modalità di attuazione di un sistema di gestione ambientale (Environmental Management System) in modo efficace.
ISO 26000 è una serie di regole che coprono tutti gli aspetti di responsabilità sociale e di gestione, nonché la componente etica. Questo è lo standard più recente e più completa. Non fornisce la certificazione, ma fornisce le linee guida.
Vorrei ora affrontare il tema che ha ispirato il titolo del mio intervento: quale contributo può fornire l’attività ICT imprenditoriale etico e sostenibile?
Non vi è alcun dubbio che le TIC orizzonti aperti abbastanza nuovo e quando la prospettiva non è ancora completamente definito e norme non adeguatamente abbracciare tutti i casi, come possiamo determinare che cosa è il comportamento corretto, vale a dire quelli che riflettono i valori che le nostre azioni della società? In queste situazioni, al fine di scegliere ci appelliamo ad alcune teorie più generali, come quelle appena discusso per gli azionisti e le parti interessate.
In alcuni casi, una terza teoria è considerata come un substrato standard etici: è il contratto sociale che possono essere riassunti come segue: manager deve garantire che il loro approccio contribuisce a migliorare il benessere benessere sociale (assistenza sociale), a breve una gestione etica deve contribuire al benessere di tutti.
Alcuni teorici come Kenneth Laudon e Jane stanno lavorando per collegare gli standard dei sistemi informativi etici di raggiungere più elevati principi generalmente condivisi dalla nostra società e la richiesta di Kant: se tutti erano così l’umanità potrebbe sopravvivere, la regola del cambiamento di Cartesio: se qualche azione non può sempre essere ripetuto non è opportuno farne parte perché un azione può produrre un leggero cambiamento se è fatto solo volte, ma può causare cambiamenti irricevibile se dovesse essere ripetuto. Si consideri per esempio la spazzatura gettare in strada o carta, se è l’atto di una persona, niente di grave, ma se tutti facessero questo porrebbe seri problemi per l’umanità. Possiamo finalmente affermare assume anche utilitaristica Jeremy Bentham e John Stuart Mill, per il quale l’azione è valida se contribuisce al benessere di tutti.
Kant, Cartesio, Bentham e Mill probabilmente sarebbe orgoglioso di sapere che, alcuni secoli più tardi, le loro idee sono ancora in uso da applicare in una zona dove avrebbero mai nemmeno immaginato l’esistenza. Ma la mia intenzione non è quella di considerare la questione da un angolo il più grande, preferisco concentrarmi sulla teoria degli stakeholder per identificare norme appropriate nel campo dei sistemi informativi.
Secondo Laudon e Laudon possiamo distinguere cinque dimensioni morali in materia di informazioni:
diritti e doveri di informazione (riservatezza)
diritti e doveri di proprietà
responsabilità e controllo
qualità del sistema
qualità della vita (Laudon e Laudon, 2007)
Se si considera la sfera di riservatezza, troviamo un’organizzazione impegnata verso una strategia di e-business ha la possibilità di raccogliere una quantità enorme di dati, un fenomeno di cui i dati inglesi termine Big. Una notevole quantità di dati richiede tecnologie speciali che vanno ben al di là di quelli tradizionalmente utilizzati per la gestione di basi di dati o data warehouse. Queste organizzazioni di abilitazione che lavorano nel settore dell’e-business di operare da Big Data di individuare nuove opportunità e di essere a conoscenza dei vettori tendenze.
Ma d’altra parte, queste tecnologie anche sollevare alcune preoccupazioni. Si consideri ad esempio la tecnologia NORA (Non-Obvious Relationship Awareness) che permette l’analisi di dati provenienti da una profondità mai raggiunto prima con la raccolta di informazioni provenienti da una varietà di fonti e persone. In presenza di opportunità tecnologiche, le aziende che aderiscono alla RSI e adottare una strategia coerente con il perseguimento di eticità e la sostenibilità deve essere in grado di dimostrare che sono di uso limitato e dati giuridici raccolti.
Vediamo quali sono le sfide che espongono i sistemi informativi di gestione a partire esaminando qual è il ruolo dell’etica del computer.
Quando abbiamo iniziato a parlare di etica del calcolo, abbiamo indicato nella persona di Norbert Wiener, il quale nel 1950 ha pubblicato “Cibernetica e Società”, il padre di questa nuova disciplina. Etica del computer, ma l’espressione è entrata nel linguaggio comune nel 1970, quando il professor di medicina, Walter Maner, ha sottolineato che è stato più difficile prendere decisioni etiche quando computer ottenere misto. Noi sappiamo che le TIC è un’infrastruttura fondamentale per la nostra società e in particolare per le società (il cui numero è in aumento) che operano nel campo dell’e-business. Se si desidera distribuire un coerente CSR e etica degli affari, hanno bisogno di integrare le TIC e costruire così un ponte tra etica degli affari e l’etica del computer.
Come abbiamo visto Wiener fu il primo a inserire il link che collegava il computer e l’etica nel 1948 per affrontare le questioni etiche sollevate stava per lo sviluppo di computer. Ecco cosa ha detto: “[…] una seconda rivoluzione industriale, un periodo di potenziale enorme offerta di automazione che può essere distribuito sia per il bene al male, prima di Nagasaki e prima che la gente non si rendono conto che cosa effettivamente la bomba atomica, mi sono reso conto che eravamo in presenza di un’invenzione potenziale inaudito per il bene e il male “(Wiener, 1948).
Un altro ricercatore, Donn B. Parker, che ha portato il suo contributo scientifico al tempo dei primi computer, ha detto: “Sembra che quando la gente entra in una stanza del computer si dimentica l’etica sulla porta” (Parker, 1968). Ha raccolto molti casi di comportamento “non etico” da parte dei responsabili per la preparazione dei dati e contribuito in modo significativo al Codice Etico e di Condotta Professionale della (Association for Computing Machinery) ACM la più antica associazione di professionisti ed esperti del settore a cui immagino che alcuni di voi qui sono elencati. Dal 1973 questo codice etico è diventato un punto di riferimento in tutto il mondo.
Per quanto riguarda l’etica del computer, vede il vero nel 1985. In effetti, è in questo momento che James Moore College of Darthmour ha pubblicato un famoso articolo dal titolo “Che cosa è l’etica del computer?” Dove scrive: “I computer sono logicamente molto flessibili, perché possono essere messi in uno stato di eseguire tutti i tipi di applicazioni caratterizzabili in termini di ingressi, uscite e operazioni logiche. Perché la logica si applica a tutti i settori, il potenziale dei computer è senza limiti. E ‘lo strumento più universale che abbiamo a disposizione. Limita l’uso del computer sono in gran parte quelli della nostra creatività “(Moore, 1985). Ed è stato anche durante l’anno che Deborah Johnson ha pubblicato “Computer etica”, un libro che ha avuto un grande impatto, quando ha affermato che “i computer etici solleva nuove varianti dei problemi che abbiamo già conoscono e nuovi dilemmi che aggravano i problemi esistenti costringono ad applicare le norme morali comuni in zone inesplorate “(Johnson, 1984).
E ‘mia opinione che in questa ultima espressione è questioni chiave sollevate con l’introduzione di principi etici nei sistemi d’informazione.
Oltre 90 anni questa nuova disciplina comincia ad affrontare i casi di applicazioni comunemente riconosciuti come il dovere di ridurre la probabilità di disastri indesiderate ed impreviste derivanti dall’applicazione delle tecnologie dell’informazione, e, quindi, sorgono le prime righe linee guida e codici di etica per i progettisti di sistemi complessi specialmente quando attraversano la fase di progetto per diventare operativo.
Includere in particolare su Donald Gotternbarn che ha introdotto il concetto di etica del computer come standard etici e professionali e di stabilire codici di condotta per i professionisti: “E non presta molta attenzione all’etica professionale, c ‘ vale a dire i valori che guidano le attività quotidiane dei responsabili per la progettazione di sistemi informativi. Decisioni etiche adottate durante le fasi di sviluppo di manufatti di computer hanno un rapporto diretto con molte delle questioni discusse nel più ampio concetto di etica informatica (Gotternbarn, 1991). Oggi, il campo di computer etica si sta evolvendo rapidamente verso una etica globali di informazione.
Per la prima volta nella nostra storia siamo interconnessi in tempo reale su scala planetaria. I problemi che pone sono infinite. Basti pensare, ad esempio, le questioni giuridiche nel contesto del cyberspazio: quali sono i confini? Oppure tutti gli aspetti delle operazioni che prendono luogo in tutto il mondo. O in ogni culture e tradizioni diverse rispetto in materia di istruzione a livello globale, il divario tra il nord e il sud del pianeta in termini di utilizzo e l’accesso alla tecnologia. Oggi guardiamo felici sulle questioni di impatto ambientale delle TIC per Green IT (Green IT). Quando si utilizza Google Vi siete mai chiesti circa la quantità di energia elettrica che richiede un motore di ricerca di queste dimensioni? Secondo una recente stima, Google consuma energia elettrica quanto 41 grattacieli la dimensione del Empire State Building. E in secondo luogo, come selezionare le piattaforme hardware che non danneggiano l’ambiente, che rispettano l’ambiente, l’ambiente (ecologico)? come ridurre al minimo il consumo di energia elettrica per l’ICT? dove e come smaltire hardware obsoleto? Come evitare l’enorme montagna della tecnologia rifiuti è la strada sbagliata?
Ho citato green computing, la ECOTIC (green computing), e so che ci sono molti che credono che questo sia un problema secondario che non vale la pena di affrontare per il momento almeno, perché, dicevano, il problema dei rifiuti è di tale portata che non è certamente rottami prodotti informatici che cambierà lo stato delle cose. Niente di più sbagliato: si tratta di un problema la cui portata è considerevole in termini di rischio e di volume, come mostrato in questo racconto in “Shanghai Daily” il 20 aprile.
Una grande quantità di apparecchiature elettroniche difettose, e quindi ritirati dal mercato, prodotto da Hewlett Packard, Samsung, Panasonic e altri sono stati trovati nello svolgimento di Guiyu situata nella provincia di Guangdong e si teme che siano causando alti livelli di piombo rilevate nei corpi dei bambini. Sembra che il 70% dei rifiuti elettronici nel mondo, finisce in discarica (ndt giustamente chiamata elettronica cimitero) e le quattro villaggi vicini dove l’80% delle famiglie stanno lavorando per invertire il processo con base rudimentale bagni acidi corrosivi e nocivi non protetto. Il caso è particolarmente redditizio da una tonnellata di chip Intel rimossi (abbiamo comprato per $ 95) può essere estratto quasi sei chili d’oro. Ma si tratta di operazioni che inquinano ed emettono fumi tossici. Secondo una università locale uno su sei bambini soffre di avvelenamento da piombo. Il numero di aborti è in media sei volte superiore a quella delle zone circostanti.
E per tornare al nostro argomento: come ottenere un codice etico per l’ICT in una società che accetta di RSI? Ma prima esaminiamo alcune considerazioni prima di procedere con le proposte.
Nella vita sociale ed economica, a volte ci troviamo in presenza di contesti stabili e situazioni che si evolvono molto lentamente si pensi ad esempio per il rifornimento di carburante l’auto o il ripristino. Le condizioni non sono cambiate molto nel corso degli ultimi cento anni: andiamo sempre in una stazione di servizio, riempire il serbatoio e noi paghiamo litri benzina. Anche se ci sono stati alcuni cambiamenti come self-service e pagamento con carta elettronica, il modello di business (business model) è simile a quello che era un secolo fa. Possiamo dire lo stesso per il settore alimentare dove per secoli era consuetudine andare in un luogo designato a tale scopo, abbiamo scelto cibi che mangiamo e pagare, secondo un immutabile scenario.
In queste situazioni il comportamento è fisso e prevedibile e devono seguire le leggi e le norme scritte, norme non scritte in modo che tutti o alcuni dei valori che la nostra società ritiene debbano essere protetti salvati. A ciascuna delle parti, se il cliente o fornitore viene assegnato diritti e doveri per scontati da tutti. La legge richiede che la qualità, la quantità, l’origine e la provenienza delle merci sono esplicite. Ci sono standard, come la ISO per garantire l’uso di procedure uniformi per la produzione di beni e servizi di distribuzione che consentono al cliente di sapere esattamente come sarà trattato e che cosa si compra.
Nel corso degli anni i due rami che abbiamo citato come esempio visto sfortunati eventi si verificano episodi di frodi, violazioni e gli abusi. In questi casi, il legislatore è intervenuto con l’adozione di idonei, la modifica o l’introduzione di norme nuove per garantire che viene creato e mantenuto un equilibrio soddisfacente tra le parti interessate.
Tuttavia, ci sono situazioni e contesti che non sono ancora stabili e, per loro natura, come alcune tecnologie, in continua evoluzione. In questi casi, pensare alle NTIC (Nuove Tecnologie dell’Informazione e della Comunicazione), o nel campo della finanza, il legislatore non è ancora stato in grado di verificare pienamente la validità delle leggi e delle norme, alcuni aspetti rimangono scoperte. A questo punto, per la tutela dei valori riconosciuti dalla nostra società, le norme non sono più sufficienti, e dobbiamo fare uso di principi che tutti noi accettiamo e che, nel caso particolare in cui siamo, lo sono anche disponibili appropriata.
Si può dire che i sistemi informatici e la gestione delle informazioni sono i rami in particolare i giovani che hanno appena 60 anni di esperienza. Altre aree più anziani hanno avuto il tempo di definire i loro codici etici hanno alle spalle secoli di storia, come abbiamo solo pochi decenni di esistenza. D’altra parte, abbiamo anche la sensazione che potremmo chiamare un’etica gap: tecnologia dell’informazione evolvendo ad un ritmo tale che non abbiamo il tempo per determinare le linee guida e codici etici in grado di congrûment affrontare gli aspetti etici e sociali che si verificano in modo progressivo. Non possiamo nemmeno dire che aspettare fino a quando la situazione non si stabilizza, come è successo in altri casi. Perché qualcosa di importante sta per essere soddisfatta. Dopo la prima rivoluzione industriale del XIX secolo, dopo la seconda rivoluzione della catena di montaggio e la produzione di massa degli anni venti, si apre la terza fase della innovazione nella produzione di beni materiali che chiamato fabbrica digitale attraverso il quale siamo in grado di produrre anche in presenza di piccole quantità o in piccole serie (eclissando il concetto di economie di scala che ha prevalso per due secoli) in un economico e flessibile, con un bisogno limitato di intervento dell’uomo, con nuovi materiali, processi molto romanzo e tre la stampa tridimensionale.


